Log in or Create account

NUMERO 15 - 26/07/2017

 Unione africana - L'Union Africaine et son financement: Une affaire de crédibilité!

C’est dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba, que les Chefs d’Etat et de Gouvernement Africains se sont réunis du 03 au 04 juillet à l’occasion du 29ème Sommet de l’Union Africaine (UA). L’occasion était toute indiquée pour ces dirigeants de se pencher sur des questions importantes qui concernent le vécu et l’avenir du continent africain. Le point crucial du 29ème sommet était donc celui de discuter et de prendre des mesures importantes concernant le financement, ou mieux, l’autofinancement de l’Union Africaine. Il s’agissait de voir dans quelle mesure les Etats Africains pourraient augmenter sur apports financiers afin de contribuer au bon fonctionnement de l’organisation régionale. En effet, depuis sa création en 2002, des cendres de l’OUA (Organisation de l’Union Africaine créée en 1963), l’Union Africaine (UA) a toujours rencontré de réelles difficultés quant à son propre financement. Depuis lors, le fonctionnement de l’Union Africaine est rendu possible grâce aux apports financiers des partenaires étrangers comme les Etats Unis, la Chine, l’UE ou la Banque Mondiale qui contribuent à hauteur de 72% de son budget annuel. Cette situation rend difficile, voire impossible, la mise en application des si nombreuses promesses faites pendant les 28 autres sommets antérieurs. Pour pallier à cette situation, les Chefs d’Etat et de Gouvernement se sont convenus que désormais l’UA doit se prendre en charge financièrement. C’est donc l’option de s’autofinancer à hauteur de 100% du budget annuel de l’organisation. Pour ce faire, une taxe de 0,2% sur les importations étrangères est envisagée. Il s’agit d’une décision qui consiste à mettre en application la décision prise depuis le 27ème sommet de Kigali en juillet 2016. Cette initiative a rencontré l’approbation d’un grand nombre d’Etats africains. La Côte d’Ivoire par exemple a décidé de prélever les 0,2% destinés à l’Union Africaine sur une taxe déjà existante afin d’éviter la hausse des prix des produits de grande consommation. Afin de satisfaire certains Etats Africains encore septiques à l’égard de cette initiative, un comité de dix ministres africains des Finances, chargé de trouver des accommodements a été mis en place. La mise en application de cette importante mesure constituerait, aux dires des dirigeants africains, un moyen de conquête de sa propre crédibilité aux eux des citoyens africains eux-mêmes ainsi que des partenaires étrangers... (segue) 



Execution time: 35 ms - Your address is 54.167.231.97