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FOCUS - Africa N. 3 - 19/12/2018

 L'histoire constitutionnelle sénégalaise : entre révisions, occasions ratées et efforts démocratiques

Selon le rapport annuel “Freedom in the World: 2018” présenté par Freedom House, le 39% des Pays d’Afrique subsaharienne est actuellement à classifier comme not free par rapport à la garantie des droits civiles et politiques. Et si le 43% de la région se trouve dans une condition de liberté partielle, le pourcentage de Pays pour lesquels on peut parler d’une véritable démocratie libérale n’est que du 18%. Même si pas exhaustif et (trop) simplifié par rapport à la complexité du thème du développement de la démocratie en Afrique, ce type d’étude peut fournir des informations intéressantes et fonctionnelles à la création d’un premier cadre général de la situation actuelle et des changements enregistrés dans la région. S’il est évident que le procès de démocratisation n’a pas encore atteint des résultats totalement satisfaisants, de sorte qu’un effort ultérieur vers la consolidation démocratique se rend nécessaire, on ne peut pas se passerde comparer la situation actuelle à celle enregistrée entre la fin des années ’80 et le début des ’90. Selon Freedom House, en 1989 les Pays d’Afrique non méditerranée classifiés comme pas libres étaient 32 sur 46. Les progrès réalisés par la plupart des Pays africains dans les derniers 30 années sont indéniables. Cela est le résultat de celle qui le professeur Jean du Bois de Gaudusson appelle fièvre constitutionnelle, qui a intéressé le continent à partir des années ’90 et qui a conduit dans la région à la soi-disant troisième vague de démocratisation. Bien que le procès a été long ou éphémère dans certains Pays... (segue)



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